Portrait

Karine Saporta. Chorégraphie du sens

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Cet article est issu du numéro 18 de Philosophie magazine « 18 - avril 2008 », en kiosque le 27 mars 2008. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Formée entre New York et Paris, conjuguant le baroque et l’abstraction, elle décompose le mouvement comme on conçoit un questionnement.

« Pour certains, la pensée abstraite est un effort et une peine, pour moi, dans les bons jours, une ivresse et une fête. » Cette formule de Nietzsche est un peu la devise de la chorégraphe Karine Saporta. « Je dis souvent aux danseurs : “N’ayez pas peur de l’abstraction, c’est elle qui nous relie à l’invisible, au sacré et au sublime, c’est-à-dire à ce qui nous rend humble.” »

Dans son itinéraire, la danse et la philosophie se sont très tôt liées. Enfant précoce, elle commence la danse classique à 5 ans, passe son bac à 14 et sa licence de philosophie, à Nanterre, à 17 ans. Sa thèse de doctorat, dirigée par Jean Rouch, porte sur un thème qui sera au cœur de son travail de future chorégraphe, le corps et son image. Mais c’est aux États-Unis qu’elle rencontre la danse contemporaine en même temps que la photographie et la vidéo, et elle fusionne en quelque sorte ses deux passions.

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