Khaled Hroub : « Une justification religieuse du compromis est devenue un impératif »

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Cet article est issu du numéro 17 de Philosophie magazine « 17 - mars 2008 », en kiosque le 28 février 2008. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Selon vous, le Hamas, exclu des pourparlers, a un rôle-clé à jouer dans les négociations de paix, en tant que force politique…
La place centrale du Hamas dans le conflit et sa résolution est un fait. Je crois que toutes les parties l’admettent. Il leur manque le courage de faire cet aveu pragmatique et de le traduire en mesures politiques. Elles préfèrent se réfugier dans la sphère des conférences spectaculaires, absurdes et artificielles, où seule compte l’image, mais qui n’ont guère d’effet concret. Le Hamas ne peut pas faire grand-chose à cet égard. Dans cette phase très critique du combat palestinien, surtout dans une bande de Gaza affamée, assiégée et en butte à l’hostilité, une des choses les plus cruciales qu’il puisse faire serait de rester cohérent et unifié ! Ce faisant, le Hamas rendrait un grand service à toutes les autres parties comme à lui-même. Si ce mouvement finit par éclater sous l’effet des pressions qu’il subit, les Palestiniens et les Israéliens entreront dans l’un des épisodes les plus noirs de leur histoire : l’essor des groupes d’Al-Qaeda et l’irakisation de la situation.

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