Théâtre

“La Distance” : les souvenirs de Mars de Tiago Rodrigues

Temps de lecture : 2 min

“La Distance” : les souvenirs de Mars de Tiago Rodrigues

La Distance. De Tiago Rodrigues. ©Christophe Raynaud Delage

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article est issu du numéro 194 de Philosophie magazine « La mort, autant s’y préparer », en kiosque le 30 octobre 2025. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

2077 : une partie de l’humanité a trouvé refuge sur Mars, alors qu’une suite d’effondrements a rendu la vie sur Terre incertaine. Ces colons galactiques ont fondé une « corpo-nation » pour sauver l’espèce, et chacun d’eux a dû signer un « protocole d’oubli » : ils s’engagent à faire table rase du passé pour fonder une société nouvelle. Amina est de ces « Oubliants » qui ont préféré « changer de monde » plutôt que « changer le monde ». Son père, Ali, est resté sur la planète bleue. La pièce imagine l’échange qu’ils poursuivent par messages interposés, avant que la jeune femme n’oublie vraiment tout. La rotation de la scène symbolise le temps compté. Scindée en deux, une tournette présente d’un côté la Terre – un univers suranné, avec un tourne-disque et quelques livres – et de l’autre Mars, un espace aseptisé avec un bonsaï sous une cloche. Amina et Ali, séparés par un mur, incarnent deux conceptions du temps. 

Cet article est réservé aux abonnés
Les concepts liés à cet article

Identité Temps