Questionnaire de Socrate

Tiago Rodrigues. Un cœur simple

Temps de lecture : 2 min

Tiago Rodrigues. Un cœur simple

Tiago Rodrigues ©Pascal Gely / Hans Lucas

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article est issu du numéro 163 de Philosophie magazine « La sobriété. Pourquoi est-il si difficile de se modérer ? », en kiosque le 21 septembre 2022. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

« Quelle admirable invention du Diable que les rapports sociaux ! » écrit Flaubert, que le metteur en scène admire. Cet aphorisme lui va bien, à lui le fils de dissidents portugais qui dirige désormais le Festival d’Avignon. Car, dans ses créations, il ne cesse de songer à la meilleure façon de partager, « au théâtre comme dans la vie », notre « plus grand trésor » : le temps. L’artiste ne le perd pas en cette rentrée, puisqu’il présente trois spectacles à Paris, qu’il a écrits et montés : Dans la mesure de l’impossible à l’Odéon jusqu’au 14 octobre ; Catarina ou la beauté de tuer des fascistes ainsi que le Chœur des amants aux Bouffes du Nord, du 7 au 30 octobre. Levons le rideau !

 

Quel est le moment favori de vos journées ?

Quand je suis assis avec des égaux face au mystère du spectacle.

 

La solitude, vous la vivez comment ?

Je fais du théâtre pour combattre la solitude, même si l’on a parfois besoin d’un moment pour réfléchir à l’aventure que l’on vit ensemble.

 

L’inspiration, c’est quoi ?

Elle vient des autres.

 

Une rencontre déterminante dans votre vie ?

D’abord des rencontres en tant que lecteur. Celle avec Tchekhov : il a un regard critique, presque clinique, sur l’humanité, tout en défendant la tendresse de chacun. Puis celle avec Flaubert et sa recherche intransigeante du mot juste.

Cet article est réservé aux abonnés
Les concepts liés à cet article

Empathie Intersubjectivité