La galaxie Platon
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Cet article est issu du numéro 110 de Philosophie magazine « Quelle part d’enfance gardons-nous ? », en kiosque le 01 juin 2017. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Ceux qu’il a lus
Pythagore (v. 570-v. 490 av. J.-C.)
À l’auteur du célèbre théorème, Platon aurait emprunté l’idée que les mathématiques et la géométrie forment le socle de toute réflexion philosophique, y compris morale et politique. « Que nul n’entre ici s’il n’est géomètre », était-il même écrit, dit-on, au fronton de l’Académie platonicienne.
Parménide (v. 515-v. 440 av. J.-C.)
Le penseur a une telle importance pour Platon qu’il en fait l’objet d’un dialogue entier, du même nom. Le Parménide s’intéresse à la question de l’être et du non-être, tentant de nuancer et de dépasser l’affirmation parménidienne : l’être est, le non-être n’est pas. Pour Platon, l’unicité de l’être doit s’intégrer dans une pensée du changement, de l’écoulement du temps. Cette tension fonde l’un des débats les plus anciens de la métaphysique.