La République et la diversité

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Cet article est issu du numéro 30 de Philosophie magazine « 30 - juin 2009 », en kiosque le 28 mai 2009. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

La France répugne à décompter les origines ethniques de ses citoyens. Une prudence que veut révoquer le haut-commissaire à la Diversité et à l’Égalité des chances.

Sommes-nous prisonniers de nos principes républicains ? Le haut-commissaire à la Diversité et à l’Égalité des chances, Yazid Sabeg, le pense. Sur fond de polémique, il a remis début mai au chef de l’État un programme d’action accompagné de recommandations. Il y préconise une meilleure « mesure de la diversité », afin d’appuyer la lutte contre les discriminations sur un appareil statistique intégrant des facteurs autres que les patronymes ou le lieu de naissance des citoyens. En clair : d’y ajouter la couleur de la peau et le « ressenti d’appartenance » à telle ou telle communauté ethnique. Il existe en effet, d’après Yazid Sabeg, des personnes nées en France, de même que leurs parents, portant un nom à consonance bien gauloise, et cependant victimes de discriminations à cause de leur couleur de peau – par exemple les descendants d’Africains chrétiens ou les Antillais. Des risques de discriminations non observés et d’autant plus difficiles à combattre.

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