Naissance d’une notion

La ville résiliente

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La ville résiliente

© Linotte S. pour PM

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Cet article est issu du numéro 65 de Philosophie magazine « 65 - décembre 2012, janvier 2013 », en kiosque le 29 novembre 2012. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Comment concevoir un habitat urbain capable de résister aux chocs climatiques et sociaux ? En faisant avec ce qu’on a. Dans la juste mesure.

L’époque est aux expérimentations plutôt qu’aux certitudes. Fini les tables rases ; l’innovation se joue désormais dans l’art d’aménager, ou plutôt de ménager l’existant, d’en considérer la valeur pour le transformer. Architectes et urbanistes commencent à en rabattre sur les travaux pharaoniques, l’extension exponentielle des mégapoles, les tours toujours plus hautes et énergivores : « attention fragile ! » est le nouveau mot d’ordre, un ordre qui sait subtilement s’appuyer sur le désordre plutôt que vouloir l’éradiquer. C’est en défendant cet esprit de « juste mesure » que le philosophe Thierry Paquot présente l’AlterArchitectures Manifesto, un ouvrage collectif qui analyse les plus innovantes des micro-initiatives alternatives européennes « comme autant de grains de sable dans la machine à urbaniser sans les habitants et sans se soucier de l’habitabilité ».

Y émergent des notions, qui, pour la plupart, font leur chemin depuis la fin des Trente Glorieuses et contrecarrent la fuite en avant de l’urbanisation massive et déprédatrice de la planète. Parmi elles, l’idée surprenante de « ville résiliente ».
 

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