L’argent fait le bonheur des Français… par défaut

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Cet article est issu du numéro 120 de Philosophie magazine « À quelle vitesse voulons-nous vivre ? », en kiosque le 31 mai 2018. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Dans Les Bienfaits, Sénèque affirmait que « les choses nécessaires se divisent en trois classes, celles sans lesquelles on ne peut pas vivre, celles sans lesquelles on ne doit pas vivre, celles sans lesquelles on ne veut pas vivre. » Et il plaçait l’argent dans cette dernière catégorie. Pour autant qu’il soit « non prodigué jusqu’au superflu, mais suffisant à des désirs modérés », il en faisait l’une des conditions du bonheur. C’est une vision avec laquelle les Français, longtemps rétifs à valoriser l’argent du fait de leur culture catholique et de leur défense de l’égalité, sont peut-être en train de se réconcilier. Tel est du moins l’enseignement que l’on tire de l’étude de l’Observatoire du bien-être rattaché au Centre pour la recherche économique et ses applications (Cepremap), Les Français, le Bonheur et l’Argent (Éd. Rue d’Ulm, mai 2018). 

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