Kézako
Le capital animal : quand les animaux nous rendent des services
© Chewy/Unsplash
Cet article est réservé aux abonnés.
Trois chercheurs développent, dans un article récent, l’idée de « capital animal ». L’objectif : favoriser la reconnaissance des innombrables « services » que l’animal rend non seulement à l’être humain, mais aussi à l’équilibre des écosytèmes. Explications.
« Capital animal », c’est la drôle d’idée que développent l’éthologue Cédric Sueur, le philosophe Romain Espinosa et l’économiste Éric Fourneret dans un article récemment paru de la revue scientifique en ligne npj Sustainable Agriculture. Cette notion avait déjà été esquissée il y a quelques années par le même Cédric Sueur dans un article co-écrit avec Marie Pelé, « Réfléchir au concept de capital animal dans les relations humains-animaux » (2021). Que recouvre ce concept ?
Le capital animal s’oppose à la conception dominante qui réduit l’animal à une ressource destinée à l’alimentation ou à l’industrie. Cette vision des choses favorise, pour les auteurs, un rapport d’exploitation des créatures non humaines. Le capital animal met au contraire en avant les multiples contributions bénéfiques des animaux « pour la survie humaine » au sens large : bénéfices pour les humains et leurs sociétés, mais aussi bénéfices pour la santé des milieux, de l’environnement dont dépend la vie humaine (et non humaine, d’ailleurs). « Les animaux ont une valeur qui dépasse le simple gain matériel. »