Phrase choc
« Le rejeton qui ne ressemble pas à ses parents est […] un monstre »
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Cet article est issu du numéro 48 de Philosophie magazine « 48 - avril 2011 », en kiosque le 30 mars 2011. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Aristote, De la génération des animaux (vers 330 av. J.-C.)
Pourquoi avons-nous la tentation de chercher à qui ressemble un nouveau-né ? Pourquoi tant d’empressement à reconnaître en lui le « portrait craché » de tel membre de la famille ? « L’air de famille » apparaît comme la norme. Il rassure puisqu’il inscrit celui qui en est le dépositaire dans une lignée, tout en lui garantissant une origine. Plus important, il promet aux géniteurs une part d’éternité. Alors, c’est avec une pointe de déception que l’on est parfois forcé d’admettre que l’enfant ne ressemble « à personne ». Cependant, qui oserait affirmer, comme Aristote, que « le rejeton qui ne ressemble pas à ses parents est déjà d’une certaine manière un monstre » ?