Le rêve au devant de l’action

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Le rêve au devant de l’action

Domínikos Theotokópulos, dit le Greco, Le Rêve de Philippe II, vers 1579. Huile sur toile, 140 x 110 cm. Madrid, Patrimonio Nacional et Real Monasterio de El Escorial. © 2013. Photo Scala, Florence

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« Dans l’esprit du monde renaissant, le rêve commande l’action. Le songe n’est pas un sens trompeur qui écarterait le rêveur de lui-même. C’est un véhicule. Les grands rêves, mythologiques ou religieux, sont informatifs : ils entretiennent une relation immédiate avec la possibilité d’agir, la Vision.

Tobie Nathan note avec justesse que le rêve, puisant dans un réservoir très vaste d’émotions et d’images, permet aussi le passage du collectif et du singulier. Comment s’articulent ces dimensions ? Difficile à dire. Mais depuis l’Antiquité en passant la Renaissance et jusque dans mes observations cliniques aujourd’hui, le rêve démontre sa capacité d’unir des ordres temporels et spatiaux très séparés, en entrant en relation étroite avec l’action.

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