Société / Viande
Les structures élémentaires de l’alimentation carnée
(cc) Ph. Grillot / Flickr
Cet article est réservé aux abonnés.
Cet article est issu du numéro 68 de Philosophie magazine « 68 - avril 2013 », en kiosque le 21 mars 2013. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Violer l’« ordre naturel » aurait-il des répercussions sur la qualité et la traçabilité des animaux que nous mangeons ? Éléments de réponse avec Claude Lévi-Strauss.
« On n’a jamais vu un poisson manger un cochon », s’indigne José Bové, commentant l’autorisation des autorités européennes d’utiliser des protéines de porc et de volaille dans la pisciculture. Au moment où l’on apprend que des viandes « pur bœuf » contiennent du cheval ou du porc, où l’on se demande si on ne mange pas du colin en croyant déguster du cabillaud, en découvrant que l’on teint la chair des saumons avec des colorants chimiques, nous nous disons que nous avons violé certains principes fondamentaux. En faisant manger à des animaux d’autres animaux qu’ils ne consomment pas habituellement, n’avons-nous pas fait dérailler la nature ?