Les tactiques
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Cet article est issu du numéro 67 de Philosophie magazine « 67 - mars 2013 », en kiosque le 21 janvier 2013. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
La ruse
Homère (VIIIe siècle av. J.-C.)
Il a l’idée du cheval de Troie, dit s’appeler « Personne » pour piéger Polyphème le cyclope, multiplie les déguisements en mendiant, en vieillard… Dans L’Iliade et L’Odyssée, Ulysse est l’expert ès stratagèmes. Il a la mètis, le sens de la ruse, œuvre de l’imagination. Pour arriver à ses fins, il se sert aussi du langage pour tromper ses interlocuteurs, via de beaux discours qui donnent « au faux l’apparence du vrai ».
Le contournement
Sun Tzu (VIe siècle av. J.-C.)
Plutôt que de tout miser sur l’affrontement direct, L’Art de la guerre préconise l’évitement. Pour remporter la victoire avant même de passer sur le champ de bataille, on enverra des espions pour connaître les plans de l’adversaire ; si les hostilités se déclenchent, le bon général aura recours à des leurres, à des duperies : « Je dévie de ma route afin de distraire l’ennemi par l’appât d’un gain fictif. »