Chine / Géopolitique
Xi Jinping, nouveau gendarme du monde ?
Pékin, le 30 décembre 2022. Le président chinois Xi Jinping s’entretient avec le président russe Vladimir Poutine par visioconférence. © Xinhua/Yao Dawei/AFP
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Cet article est issu du numéro 168 de Philosophie magazine « Transclasses. Sommes-nous déterminés par nos origines sociales ? », en kiosque le 23 mars 2023. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Un an après l’invasion russe de l’Ukraine, la Chine a publié un plan de paix. Quoique vague, il vise à placer Pékin au-dessus de la mêlée, et donc des Américains. Une stratégie que n’aurait pas désavouée Sun Tzu, le grand penseur chinois de la guerre.
Le 24 février dernier, la Chine a publié un plan en douze points présenté comme une feuille de route pour faire cesser la guerre en Ukraine. Les réactions sont contrastées. Elles sont négatives aux États-Unis ou auprès de l’Otan. Emmanuel Macron, lui, considère que « le fait que la Chine s’engage dans des efforts de paix est tout à fait bon ». Si le projet s’en tient à des généralités, il indique néanmoins le cap qu’entend suivre Pékin. Il appelle à « respecter la souveraineté de tous les pays », réclame « la cessation des hostilités », la protection des civils, et affirme clairement que « les armes nucléaires ne doivent pas être utilisées ». Mais d’autres passages sont plus qu’ambigus. Le deuxième point enjoint notamment à « renoncer à la mentalité de la guerre froide », ce qui vise les États-Unis davantage que la Russie.