Questionnaire de Socrate

Maggie Millner : au saut du livre

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Maggie Millner : au saut du livre

Maggie Millner. ©Sarah Wagner Miller

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Cet article est issu du numéro 192 de Philosophie magazine « L’IA et moi », en kiosque le 21 août 2025. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

« Tout le monde avait le même lit Ikea. / Elle attachait mes poignets au sien, au-dessus de ma tête. » C’est ainsi que commence la deuxième partie de Couplets, le premier roman de Maggie Millner en vers libres, qui a défrayé la chronique aux États-Unis et qui sort en cette rentrée (Les Escales). L’histoire est presque banale : la narratrice vit avec un homme, elle est sûre qu’ils vont se marier, mais ses projets s’évanouissent quand elle a un coup de foudre pour une autre femme. Problème : la romance se transforme vite en enfer psychologique. Comme Sally Rooney, Maggie Millner a trouvé une forme créative brillante pour raconter le vécu contemporain de l’amour. 

 

La poésie, vous la trouvez comment ?

Dans les conversations et les fragments de textes sur lesquels je tombe. Cela peut être un Tweet, un slogan, une enseigne…

 

Vous ne trouvez pas poétique le vent dans les arbres ou les chants d’oiseaux ?

Non, pour moi, la poésie c’est l’expérience intermédiée par le langage.


Un ingrédient indispensable au processus créatif ?

Le matcha latte.

 

Une rencontre déterminante ?

Tous mes ex ! Je tire d’elles et d’eux mon matériau.

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