Serge Joncour. L’humour sans le faire
Serge Joncour en 2012 © Thesupermat
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Cet article est issu du numéro 102 de Philosophie magazine « À quel point sommes-nous prévisibles ? », en kiosque le 18 août 2016. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Dans ses romans, “L’Idole” ou “L’Écrivain national” (Flammarion, 2004 et 2014), il montre qu’une très fine couche de réalité recouvre le non-sens. À la rentrée, il fait paraître “Repose-toi sur moi” (Flammarion), moins parodique, plus sentimental. “Les écrivains ont parfois peur de dire qu’ils ont écrit un roman d’amour. Moi-même, j’hésite. Mais oui, j’ai voulu écrire un roman d’amour.” Il sera le président du jury du nouveau prix Stanislas, qui sera décerné à un premier roman lors du festival Le Livre sur la place, à Nancy, du 9 au 11 septembre.
Qu’avez-vous retenu de votre éducation ?
La sensation de ne pas être à ma place, et d’y trouver un confort.
De quoi vous accuse-t-on ?
Tiens, c’est drôle, je viens de recevoir un texto… [Il lit le message.] Oui, c’est ça, on m’accuse d’être absent, même quand je suis là.
Ce qui vous met en colère ?
La colère. Les gens qui sont en colère, ça me donne envie de cogner.
Votre plus grande fortune ?
Mon temps libre. Jeune, quand j’ai commencé à sécher les cours, j’avais déjà ce concept : « mise à profit du temps dégagé ». J’y suis resté fidèle.