Martin Gore. Maître et serviteur
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Cet article est issu du numéro 95 de Philosophie magazine « La nature a-t-elle toujours raison ? », en kiosque le 03 décembre 2015. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
On lui doit certaines des plus grandes chansons de ces dernières années. Oui, chansons. Oui, à lui. Car derrière les beats électroniques et l’organe de Dave Gahan, c’est bien Martin Gore le maître d’œuvre de Depeche Mode. Avec ses visions, ses angoisses. Qu’il dévoile parfois seul, comme en témoigne MG, son troisième album solo sorti en avril sur le label Mute. Tout comme le dernier Depeche Mode il y a deux ans, ce recueil d’instrumentaux industriels et ambient le rattache à “la musique alternative”. Un pied dans le système, un pied en dehors. Comme lui ?
Quel est votre démon ?
Ça a été l’alcool mais ça fait neuf ans que j’ai arrêté et remis de l’ordre dans cette vie, ce sera toujours ça de moins à faire dans la prochaine !
Le combat dont vous êtes le plus fier ?
D’avoir, avec Depeche Mode, rendu la musique électronique acceptable et populaire. À nos débuts, beaucoup n’y voyaient qu’une vaste blague.
De quoi vous accuse-t-on ?
D’avoir arboré les pires looks dans les années 1980 ! À l’époque, tout le monde avait l’air stupide mais je dois reconnaître que j’avais la palme !