Matière à penser / Octobre 2016

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Cet article est issu du numéro 103 de Philosophie magazine « Comment surmonter ses échecs ? », en kiosque le 22 septembre 2016. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

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Des chevaux de pierre et de bronze en hommage aux migrants

« Un sérieux privé de vie » et « un mystère impénétrable », disait Hegel à propos des sculptures de Sphinx égyptiens. C’est un peu la même impression qui domine à la vue des chevaux monumentaux du sculpteur mexicain Gustavo Aveces. Son installation, un hommage aux migrants, s’intitule Lapidarium (un lieu où pierres et statues anciennes sont exposées). Elle est constituée d’une quarantaine de sculptures en bronze, marbre, bois et résine, de 3 à 12 mètres de haut, fissurées et inachevées, comprenant parfois des crânes humains pour souligner la violence qui accompagne la migration. Cette œuvre qui donne à penser le mystère d’une migration pétrifiée a d’abord été édifiée devant la porte de Brandebourg à Berlin. Elle est désormais visible à Rome et voyagera à Corinthe, Paris, Istanbul et Venise, avant d’achever sa course à Mexico en 2018. 

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