Matière à penser / septembre 2016

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Cet article est issu du numéro 102 de Philosophie magazine « À quel point sommes-nous prévisibles ? », en kiosque le 18 août 2016. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

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La tombe d’Aristote

À l’occasion du congrès mondial célébrant les 2 400 ans du philosophe à Thessalonique, l’archéologue grec Konstantinos Sismanidis a annoncé disposer d’indications très sérieuses – mais pas de preuves – selon lesquelles la tombe d’Aristote se trouverait dans l’ancienne cité de Stagire, en Macédoine, où il est né en 384 avant J.-C., et non à Chalcis, sur l’île d’Eubée, où il est mort en 322. « Stagire avait été détruite par Philippe II [de Macédoine], et Aristote a réussi à convaincre le roi de reconstruire la cité, dont il a écrit les lois et le système de gouvernement lui-même […]. Ses concitoyens l’ont honoré pour ses actions et ont décrété des célébrations annuelles et des fêtes en son honneur alors qu’il était encore en vie », affirme l’archéologue. À sa mort, les Stagirites auraient fait revenir les cendres du philosophe pour les placer au sein d’un autel édifié à sa mémoire et dont plusieurs textes font mention. Parmi les éléments probants, l’architecture d’époque, mais aussi la localisation de l’autel, sur un splendide site panoramique.

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