Questionnaire de Socrate
Maud Ventura : sereine de cœur
Maud Ventura. © Audouin Desforges
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Cet article est issu du numéro 182 de Philosophie magazine « Être démocrate, c'est quoi ? », en kiosque le 22 août 2024. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Mon mari, son premier roman, a été un best-seller hors norme : 400 000 exemplaires vendus en France, des traductions dans le monde entier, cité comme coup de cœur par la présentatrice vedette Oprah Winfrey aux États-Unis… Alors c’est un plaisir de retrouver Maud Ventura avec Célèbre (Éd. de L’Iconoclaste), une comédie cruelle sur le succès, dont l’héroïne Cléo pratique le double jeu – espiègle et cool à l’extérieur, monstre froid et calculateur à l’intérieur… Et de s’apercevoir que la jeune romancière, au sortir de sa quotidienne sur France Inter, Sur la page abandonnée, n’a pas perdu le sens de la mesure et cultive pour elle-même une sérénité aussi joyeuse que discrète.
Quel est le meilleur conseil qu’on vous ait donné ?
« Peu mais bien. » C’est un conseil de mon prof de philo, qui recommandait de ne pas lire vingt livres et articles sur un sujet, d’éviter l’éparpillement. Je tente de l’appliquer à la vie sociale, au sport, à tout.
Comment vivez-vous votre propre célébrité ?
Je ne me considère pas comme célèbre, et c’est un privilège de l’écrivain, qui n’exerce pas un métier d’image. Parfois, j’ai vu un voisin à la terrasse d’un café lire mon roman, sans se douter que j’étais là.