Mission impensable / Mars 2013

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Cet article est issu du numéro 67 de Philosophie magazine « 67 - mars 2013 », en kiosque le 21 janvier 2013. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Dans ce passage de L’Anti-Œdipe, Gilles Deleuze et Félix Guattari s’intéressent à la dynamique du capitalisme. La dérégulation est-elle une dérive de ce système, ou en révèle-t-elle la véritable nature ? Hélas ! les auteurs s’expriment dans un langage des plus hermétiques. Nous avons tenté de les comprendre.

« Si le capitalisme[1] est la vérité universelle, c’est au sens où il est le négatif de toutes les formations sociales[2] : il est la chose, l’innommable[3], le décodage généralisé [4]des flux qui fait comprendre a contrario le secret de toutes ces formations, coder les flux, et même les surcoder plutôt que quelque chose échappe au codage. Ce ne sont pas les sociétés primitives qui sont hors de l’histoire, c’est le capitalisme qui est à la fin de l’histoire[5]. »

L’Anti-Œdipe, « Sauvages, barbares, civilisés »
 

Traduction très libre

Regarde le fric couler à flot, les centaines de milliards de dollars qui circulent chaque jour sur les places boursières du monde entier, et toutes ces marchandises qui remplissent les Caddie à ras bord : rien ne peut résister à cette grande marée, ni les États, ni les lois, ni les vieilles morales traditionnelles. Quand tout aura sauté, que toutes les pulsions auront été libérées, tu pourras dire : This is the end, my friend !

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