Hommage

Mort de l’anthropologue Françoise Héritier

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(cc) Wikimedia Commons / Katie Héritier

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L’anthropologue Françoise Héritier est morte, ce mercredi 15 novembre 2017. Militante féministe, elle avait écrit de nombreux essais sur la domination masculine.

 

Anthropologue spécialiste des sociétés africaines, elle avait succédé à Claude Lévi-Strauss au Collège de France, inaugurant la chaire d’« Étude comparée des sociétés africaines ». Françoise Héritier est morte, ce mercredi 15 novembre, quatre-vingt-quatre ans après sa naissance, précisément le même jour.

Féministe, elle a publié de nombreux ouvrages sur la domination masculine, notamment : Masculin, Féminin (Odile Jacob, deux volumes réédités en 2008), convaincue que le renversement de ce « conditionnement vieux de deux cent mille ans », « cette évolution vers l’égalité est inéluctable, car elle va dans le sens de l’histoire ». Interrogée dans l’un de nos dossiers, elle ajoutait :

“Il est une chose dont je suis à peu près sûre : une bonne éducation doit nous maintenir en liaison avec ceux qui nous ont précédés. Il s’agit de faire comprendre aux enfants que, d’une part, ils occupent une certaine place dans des lignées qui ont contribué à faire qu’ils soient là, que tout ce qui leur est donné à voir, autour d’eux, est l’œuvre de l’habileté et de la réflexion de leurs ancêtres, et que, d’autre part, il leur appartient de ne pas rompre la ligne, qu’ils auront à ajouter une pierre à l’édifice”

Sur un ton plus personnel, elle a signé Le Sel de la vie (Odile Jacob, 2012), qui a séduit le grand public. Très récemment, et dans le même esprit, elle venait de signer un livre biographique et testamentaire écrit Au gré des jours (Odile Jacob).