Maltraitance dans les Ehpad
Nathalie Sarthou-Lajus : “La promotion obsessionnelle de l’autonomie dans la société culpabilise les personnes âgées dépendantes”
Nathalie Sarthou-Lajus en 2021. © Olivier Roller/Divergences
La vague du scandale lié à la révélation de la situation dans les Ehpad, à la suite de la publication des Fossoyeurs (Fayard, 2022) de Victor Castanet, n’en finit pas de déferler. Le directeur général d’Orpéa (la société mise en accusation pour des faits de maltraitance) a été démis de ses fonctions et le gouvernement a dénoncé le « cynisme pur » des dirigeants.
Mais au-delà des cette prise de conscience, ne portons-nous pas tous une responsabilité voire une culpabilité, vis-à-vis de nos aînés ? Nous avons interrogé la philosophe Nathalie Sarthou-Lajus, dont la réflexion se situe au carrefour de ces questions puisqu’elle a écrit à la fois sur la dette (Éloge de la dette, PUF, 2012), sur la transmission (Le Geste de transmettre, Bayard, 2017) et sur la dépendance (Vertige de la dépendance, Bayard, 2021).