Par-delà la matière
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À la fin des années 1630, le naturalisme inspiré par Le Caravage est récupéré par les tenants du classicisme. La matière corporelle, ce lieu où l’incertitude se mêle à la passion, devient un poids, une capsule pour l’âme qui veut s’élever vers Dieu. Dans la peinture, cette tension naît de l’opposition entre un corps très réaliste, soumis à la violence sinon à la torture, et un visage serein, placide. Dès lors, l’expression du regard – cette brèche ouvrant sur la profondeur de l’âme – change radicalement ; il devient imperméable au corps sentant.
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