Loisirs / Contrôle

Parc zoologique de Paris : de la cage aux « biozones »

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Parc zoologique de Paris : de la cage aux « biozones »

© Manuel Cohen - MNHN

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Cet article est issu du numéro 80 de Philosophie magazine « 80 - juin 2014 », en kiosque le 28 mai 2014. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

La réouverture de l’ex-zoo de Vincennes permet de réfléchir à la transformation des milieux d’enfermement et valide la pertinence des analyses de Gilles Deleuze.

La plupart des zoos contemporains justifient leur existence par la métaphore de l’arche de Noé, et le Parc zoologique de Paris, qui a rouvert ses portes le 12 avril dernier, ne fait pas exception à la règle : on y trouve de nombreuses espèces menacées ou disparues à l’état sauvage, tel le magnifique oryx algazelle, animal délié aux longues cornes que nul n’a plus vu dans la nature depuis le début des années 1980. De façon générale, l’aménagement du zoo est astucieux, qui multiplie recoins et plis, au point de faire paraître l’espace immense et d’atténuer les sensations d’enfermement. Certaines critiques ont fusé à l’ouverture, parce que ce n’est pas un zoo entièrement dirigé vers le spectacle : les enclos sont conçus de telle façon que les animaux, en particulier les fauves, peuvent se soustraire au regard, ils ne sont pas dans une disponibilité permanente. Cependant, la visite est intéressante aussi d’un point de vue philosophique, car elle confirme que nous sommes passés d’une société de surveillance à une société de contrôle.

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