Civilisation
Philosopher au temps des Gaulois
Un druide, prêtre et autorité intellectuelle chez les Celtes. Gravure tirée de “Britannia Antiqua Illustrata: or, The Antiquities of Ancient Britain...”, 1676. Conservé à la British Library. © British Library Board/Bridgeman Images
Cet article est réservé aux abonnés.
Alors qu’une exposition sur les Celtes se tient actuellement à Rennes, penchons-nous sur… leur philosophie. D’après certains penseurs grecs, avec leurs croyances sur l’immortalité de l’âme et leur refus de publier leurs réflexions, ils sont les grands inspirateurs des pythagoriciens.
Philosophie celte
Les Gaulois pratiquaient-ils la philosophie ? Oui, selon de nombreux auteurs antiques : « Ils ont des philosophes et des théologiens très honorés, qu’ils appellent druides », note Diodore de Sicile dans sa Bibliothèque historique. « Les druides, qui, indépendamment de la physiologie ou philosophie naturelle, professent l’éthique ou philosophie morale », renchérit Strabon dans sa Géographie (IV). De la sagesse initiatique des druides, que ces derniers se refusaient à concilier par écrit, nous ignorons presque tout. César, dans sa Guerre des Gaules, en donne un bref aperçu : « Ce qu’ils cherchent surtout à persuader, c’est que les âmes ne meurent pas, cette croyance leur semble particulièrement propre à exciter le courage, en supprimant la crainte de la mort. Ils discutent aussi abondamment sur les astres et leur mouvement, sur la grandeur du monde et de la terre, sur la nature des choses, sur la puissance et le pouvoir des dieux immortels, et ils transmettent ces spéculations à la jeunesse. »