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Pourquoi Jean-Luc Mélenchon est-il prochinois ? La chronique de Michel Eltchaninoff
Jean-Luc Mélenchon. ©Telmo Pinto/NurPhoto via AFP
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Cet article est issu du numéro 202 de Philosophie magazine « Comment trouver les mots justes ? », en kiosque le 20 août 2026. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Le leader de La France insoumise (LFI) affirme de plus en plus clairement sa volonté d’une alliance avec la Chine. Lecture marxiste de l’histoire ou aspiration à un nouvel ordre mondial ?
Jean-Luc Mélenchon ne porte pas les États-Unis dans son cœur, on le sait. Il est l’héritier d’une famille politique qui critique l’impérialisme américain. Mais lors du colloque « La nouvelle géopolitique-la France, l’Europe et le monde », qu’il a récemment introduit, il va beaucoup plus loin. Dans cet événement organisé par l’Institut La Boétie – think-tank affilié à LFI –, il en appelle à un changement d’alliance, pour passer de Washington à Pékin. Son propos, comme souvent, retrace l’histoire longue. En remontant à l’ordre international instauré après 1945, il assure que « nous nous trouvons à la fin d’un cycle » : celui de la domination américaine. En organisant la mondialisation, soit les circuits de délocalisation de la production, les États-Unis ont, d’après lui, accéléré l’effondrement du capitalisme financiarisé. Ce qui produit des crises autodestructrices à répétition, dont Trump constitue l’ultime soubresaut. Pour le chef des Insoumis, la Chine a déjà pris le relais.