Pourquoi l’élève dépasse-t-il le maître ? Peut-on le voir comme un obstacle ?
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Cet article est issu du numéro 72 de Philosophie magazine « 72 - septembre 2013 », en kiosque le 22 août 2013. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Maxime C., 15 ans, Paris
La réponse est claire : si l’élève dépasse le maître, c’est parce que le maître est bon ! S’il est vraiment bon, il n’y a aucune raison que son talent de maître ne développe pas l’élève jusqu’au point où il le dépasse. Probablement est-ce d’ailleurs la plus belle récompense pour un maître. Imaginez Nadal père le jour où son fils de 11 ans lui prend un set pour la première fois ; imaginez sa joie. C’est son œuvre, pourrait-on dire. C’est leur œuvre, faudrait-il préciser, tant l’aventure maître-élève est celle d’une relation. Au vrai, ce n’est pas le maître qui développe l’élève : c’est la relation que le maître sait instaurer avec son élève qui a le pouvoir de le développer. Une fois que cet être-ensemble vertueux est instauré, plus rien ne l’arrête. L’élève dépassera donc le maître.