Littérature
Quand Flaubert croquait Hegel et Spinoza
Gustave Flaubert. © AKG images
« Philosophie : on doit toujours en ricaner. » Voici comment Gustave Flaubert définit la philosophie dans son Dictionnaire des idées reçues (1913). On sait pourtant que l’écrivain normand a lui-même étudié certains philosophes d’assez près, comme en témoignent les « Notes de Flaubert sur la philosophie de Spinoza et de Hegel » préparatoires à la rédaction de Bouvard et Pécuchet (1881), et récemment exhumées dans un numéro de La Revue des lettres modernes consacré aux rapports complexes qu’il entretenait à la philosophie. Mais qu’est-ce que l’examen de ces notes nous disent d’un auteur si profondément fasciné par la bêtise humaine ?