Etats-Unis-Russie / Stratégie

Quand Internet et la paix ne tiennent qu’à un câble

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Cet article est issu du numéro 95 de Philosophie magazine « La nature a-t-elle toujours raison ? », en kiosque le 03 décembre 2015. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

À l’heure des cyberattaques, les Russes envisageraient de revenir à de bonnes vieilles méthodes de sabotage. Leur cible ? Les câbles sous-marins qui acheminent l’information sur Internet.

Depuis qu’on a sorti la guerre froide du congélateur, elle a tendance à se répandre un peu partout. Après l’Ukraine, la Syrie ou la tribune des Nations unies, elle semble avoir atteint le fond des océans. Un récent article du New York Times daté du 25 octobre 2015 fait part des inquiétudes américaines face aux activités maritimes et sous-marines russes. Selon des sources concordantes du Pentagone et des agences de renseignement, des forces navales commandées depuis Moscou s’approchent dangereusement des câbles sous-marins par lesquels transite le réseau Internet entre les États-Unis et le reste du monde. Dans un contexte d’intensification de l’activité militaire russe dans le monde, on aurait signalé des activités suspectes de sous-marins le long des « routes des câbles », de la mer du Nord à l’Asie septentrionale. Un tout nouveau navire d’exploration sous-marine appartenant à la flotte militaire russe, le Yantar, que les Américains soupçonnent de se livrer à l’espionnage, est par ailleurs rentré fin octobre en Russie après une mission qui l’aurait conduit au large de la côte Est des États-Unis. Équipé de véhicules submersibles, il serait en mesure de sectionner les fameux câbles. Quant à la Norvège, elle a demandé de l’aide à ses alliés pour traquer des sous-marins russes de plus en plus intrusifs.

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