Là est la question…
“Que dire à mon fils angoissé par la mort ?” Charles Pépin répond à vos dilemmes
© Alain Pilon/Costume 3 Pièces
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Cet article est issu du numéro 188 de Philosophie magazine « Où commence la tyrannie ? », en kiosque le 27 mars 2025. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
LE DILEMME DE STÉPHANE
« Mon fils aîné adoptif âgé de près de 40 ans me fait part de son angoisse irrépressible face à la mort, et je suis extrêmement partagé quant à la réponse à lui donner. D’une part, j’ai envie de le rassurer en lui disant qu’il n’y a rien d’anormal à cela, qu’il existe une peur presque unanime chez les vivants de se trouver face au néant vers lequel nous nous dirigeons immanquablement… Et, d’autre part, je me suis également posé la question de son vécu, vraisemblablement compliqué par rapport à l’idée de séparation, du fait de son adoption. Même s’il n’était âgé que de deux mois lorsque nous l’avons accueilli et même s’il a pu rencontrer sa mère biologique à l’une ou l’autre occasion, il a lui-même préféré couper les ponts avec elle. Pour autant, ce n’est sans doute pas évident pour lui. Il a à cet égard appris que celle-ci est décédée jeune (à 47 ans), et il se pourrait donc que son angoisse face à la mort en soit accentuée… Je terminerai en indiquant qu’il a également traversé une période extrêmement difficile lors de la rupture amoureuse d’avec sa femme, mère de sa fille âgée aujourd’hui de 12 ans, même si les choses se sont nettement apaisées depuis… »