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Qui veut la peau de l’éducation positive ?

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Qui veut la peau de l’éducation positive ?

© Halfpoint/iStockphoto

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Depuis quelques semaines, l’éducation des enfants est au cœur d’une discorde qui se joue par tribunes de presse interposées. Au cœur du débat : le succès grandissant de la parentalité positive en France, initialement développée dans les pays anglo-saxons, notamment aux États-Unis. Enquête.


 

Résumons à grands traits. D’un côté, ceux qui revendiquent une approche humaniste, où l’enfant n’est jamais limité ou rejeté mais accompagné et guidé avec bienveillance pour qu’il découvre de lui-même qu’il peut agir autrement. De l’autre, ceux qui estiment que l’enfant a besoin de coupures pour se construire et qu’il doit l’expérimenter dans sa chair, notamment par la pratique de courtes mises à l’écart (en général dans sa chambre) dès le plus jeune âge.

Premier coup de feu en octobre 2022. Un collectif de 350 spécialistes de l’enfance publie une tribune dans Le Figaro pour alerter sur les dérives de la « parentalité “exclusivement” positive ». La psychologue Caroline Goldman enfonce le clou en février dernier dans le journal Le Monde : l’éducation positive générerait des enfants « asociaux, égoïstes, peu empathiques, tout entièrement dévoués à l’écoute d’eux-mêmes ». Elle poursuit : « À l’adolescence, toujours par manque de limites, ils peuvent se mettre en danger en ayant des comportements à risques, avec l’arrivée très insécurisante de nouveaux agents de liberté tels que l’alcool, la conduite et la sexualité. » De plus en plus d’enfants pas assez cadrés auraient ainsi du mal à se concentrer, parasités par la « pulsionnalité », ce qui expliquerait en partie l’inflation de mauvais diagnostics de la part de psychologues « paresseux » décelant partout du « haut potentiel intellectuel » ou du « trouble déficitaire de l’attentio »n (TDAH). Toujours plus simple de dire à un parent que son enfant est surdoué ou hyperactif que mal éduqué… Le TDAH « existe, mais certainement pas dans les proportions actuelles, puisqu’aux États-Unis, de manière surréaliste, 11% des enfants sont diagnostiqués comme tels. »

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