Moyen-Orient / Conflit

Reconnaître l’État palestinien : nécessaire mais pas suffisant

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Reconnaître l’État palestinien : nécessaire mais pas suffisant

Le président palestinien Mahmoud Abbas (à g.) rencontrant Emmanuel Macron à New York (États-Unis) le 25 septembre 2024, en marge de la 79e session de l'Assemblée générale des Nations unies. © Thaer Ghanaim/AFP

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Cet article est issu du numéro 193 de Philosophie magazine « À quel moment je m'engage ? », en kiosque le 25 septembre 2025. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

À l'instar de plusieurs pays européens, la France s'apprête à reconnaître officiellement l’État de Palestine lors de l’Assemblée générale des Nations unies qui se tient lundi 22 septembre 2025. Un changement de statut qui est nécessaire à l’établissement de relations pacifiques dans la région.

 

« Fidèle à son engagement historique pour une paix juste et durable au Proche-Orient, j’ai décidé que la France reconnaîtra l’État de Palestine. » Le 24 juillet, Emmanuel Macron a mis fin à près de quatre-vingts ans de statu quo. Alors qu’Israël a enclenché une prise de contrôle militaire de la bande de Gaza cet été, et que plus de 65 000 Palestiniens ont trouvé la mort depuis le début de la guerre contre le Hamas, le président français a entrepris un changement de cap historique. Son but : faire pression sur Benjamin Netanyahou pour relancer à terme la solution à deux États.

Cette promesse a été adressée à Mahmoud Abbas (photo), président de l’Autorité palestinienne, qui gère la Cisjordanie et Jérusalem Est – Gaza étant sous contrôle du Hamas depuis 2007. La France va ainsi rejoindre les 148 États membres de l’ONU à considérer la Palestine comme un État à part entière. Elle est aussi le premier membre du Conseil de sécurité à le faire. S’il est peu probable qu’Israël révise sa stratégie militaire, ce changement de statut n’en reste pas moins déterminant.

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