Sept conceptions de la confiance en soi

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Cet article est issu du numéro 93 de Philosophie magazine « Être ou avoir ? », en kiosque le 24 septembre 2015. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Aristote (384-322 av. J.-C.)

Il faut avoir confiance en soi quand la situation le justifie : pour une noble cause, lorsque la raison exige de surmonter sa peur pour agir. Car « celui qui nourrit une confiance excessive est téméraire » (Éthique à Nicomaque). Au contraire, celui qui manque cruellement de confiance est un lâche. La confiance en soi n’est une vertu que si elle est un juste milieu entre ces deux excès : elle est alors l’autre nom du courage.

 

Marc Aurèle (121-180)

La vie est si brève… Pourquoi dilapider son temps et son énergie à douter de soi ? Au lieu de procrastiner, de s’angoisser du jugement des autres, acceptons sereinement notre destin (qui ne dépend pas de nous) et efforçons-nous d’agir justement pour ce qui dépend de nous. C’est alors qu’on pourra « se rendre ferme comme le roc que les vagues ne cessent de battre », préconise le philosophe stoïcien dans ses Pensées pour moi-même.

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