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Série “Etty” : puiser sa liberté dans la souffrance ?

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Série “Etty” : puiser sa liberté dans la souffrance ?

“Etty”. © Les Films du poisson/Arte

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Cet article est issu du numéro 199 de Philosophie magazine « À qui appartient mon temps ? », en kiosque le 29 avril 2026. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Accepter que la « souffrance est inhérente à la vie », est-ce s’y résigner ? C'est l'une des nombreuses questions soulevées par cette série ayant pour principale protagoniste Etty Hillesum, écrivaine et mystique morte à Auschwitz. 

 

« On est totalement inexpérimentés dans l’art de souffrir », constate Etty Hillesum, l’héroïne de cette série en six épisodes, réalisée à partir de ses carnets, tenus entre 1941 et 1943. L’étudiante débute l’écriture de ces journaux intimes sur la recommandation du psychologue Julius Spier, un disciple de Carl Gustav Jung, qu’elle rencontre alors qu’elle cherche à soigner une dépression. Elle en devient l’assistante et l’amante. Tout l’« art » consiste pour cette figure mystique à donner du sens à la souffrance et à y puiser une paradoxale liberté. Jean-Paul Sartre l’a résumé en une formule fameuse : « On n’a jamais été aussi libre que sous l’Occupation. » 

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