Vertiges
Si, cela sert de courir ! La chronique d’Étienne Klein
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Cet article est issu du numéro 202 de Philosophie magazine « Comment trouver les mots justes ? », en kiosque le 20 août 2026. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Et ce, même quand on s’apprête à partir à point pour rentrer de vacances. L’engouement pour le running est massif et mondial. Simple phénomène de mode ou renouvellement de l’alliance du corps et de l’esprit ?
C’est encore l’été dans l’Hexagone. Partout, des gens courent, encore plus qu’en hiver, en tenue légère. Pour garder la forme ou parce qu’ils préparent par exemple un marathon. Cet engouement récent et massif pour le running est en réalité mondial, ainsi que le rappelle David Brunat dans son livre délicieux, Marathon, j’écris ton nom (Éditions du Palio, 2026) : « Le marathon, c’est comme la bière : on en fabrique dans à peu près toutes les régions du monde. C’est encore plus vrai pour le marathon que pour la bière, absente des déserts blancs ou de sable alors qu’on peut courir à l’envi des marathons près des pôles et dans certains coins parmi les plus arides de la planète. »
Au début des années 1980, lorsque j’ai commencé à courir, les pratiquants étaient encore peu nombreux et je me souviens qu’on pouvait attendre la veille d’une course pour s’y inscrire, ce qui est aujourd’hui impossible.