Pop’philosophie

Taylor Swift : petite exégèse aristotélicienne de sa chanson “So High School”

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Taylor Swift : petite exégèse aristotélicienne de sa chanson “So High School”

Paradise, Nevada (États-Unis), le 11 février 2024. La musicienne Taylor Swift lors du “Super Bowl”, la finale annuelle du championnat de la ligue de football américain aux États-Unis. © Joe Camporeale/USA Today Sports/Sipa 

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Dans son dernier album, The Tortured Poets Department, la chanteuse américaine Taylor Swift affirme « connaître Aristote ». Le Stagirite aurait-il inspiré sa vision de l’amour ?


 

« Je connais Aristote… », assure la chanteuse Taylor Swift dans le titre So High School, vingt-deuxième morceau de son dernier album The Tortured Poets Department. Y a-t-il donc quelque chose d’aristotélicien chez la pop star américaine ? La chanson en question décrit l’effet de l’amour comme une « ride dans le temps » : un retour aux émois adolescents, à la passion juvénile. « Je me sens tellement lycéenne chaque fois que je te regarde. […] En un clin d’œil / Je sombre, nos doigts entrelacés. Les joues roses sous les lumières scintillantes. […] Touche-moi pendant que tes potes jouent à Grand Theft Auto. »

 

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La passion amoureuse, tournée vers l’immédiateté des plaisirs, est bien l’affaire de la jeunesse, comme le dit Aristote dans Éthique à Nicomaque. « L’amitié chez les jeunes gens semble avoir pour fondement le plaisir ; car les jeunes gens vivent sous l’empire de la passion, et ils poursuivent surtout ce qui leur plaît personnellement et le plaisir du moment. » Feu d’artifice hédonique, la jeunesse est comme une ivresse. « Les jeunes gens […] sont dans un état semblable à celui de l’homme pris de vin, et c’est même là le charme de la jeunesse. » La musicienne américaine le dit également : « Je boirai ce que tu penses et je suis ivre / D’avoir fumé tes blagues toute la nuit. »

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