La notion

“Trilemme énergétique”

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“Trilemme énergétique”

© Dusan Stankovic / Istock photo

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Cet article est issu du numéro 168 de Philosophie magazine « Transclasses. Sommes-nous déterminés par nos origines sociales ? », en kiosque le 23 mars 2023. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Conséquence de la guerre en Ukraine, la crise énergétique s’est accrue. Y répondre suppose de penser les enjeux qui s’y entrecroisent. C’est ce que propose la notion de « trilemme énergétique », qui articule le problème selon trois axes, résumés par le philosophe Pierre Charbonnier et le chercheur Léo Camilli dans un « Éloge des pompes à chaleur » paru sur le site du Groupe d’études géopolitiques : « la sécurité d’approvisionnement », « la réponse aux objectifs climatiques », « la distribution sociale des coûts de l’énergie ». Et les auteurs de préciser : « La réponse à chacune de ces contraintes n’est pas automatiquement alignée sur les autres. » Pour eux, deux familles de réponses sont pour l’heure apportées au défi du trilemme : d’une part, un techno-optimisme qui voit dans la technique « une ressource intellectuelle inépuisable » ; de l’autre, une position techno-critique qui considère que « l’innovation technique ne [fait] qu’engendrer de nouveaux risques » et qui privilégie la sobriété. Pour Charbonnier et Camilli, il faut s’affranchir de cette opposition et prêter attention à des « opportunités socio-techniques » négligées… comme la pompe à chaleur, « modeste petite machine », dont la modestie fait précisément la force.

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