Air du temps
Une contre-histoire du racisme, par Jean-Frédéric Schaub et Silvia Sebastiani
© Albin Michel
Un « racisme systémique », au fondement de l’esclavage hier et des discriminations ethniques aujourd’hui, structure-t-il les sociétés occidentales tout au long de la modernité, comme le soutient la « théorie critique de la race » en vogue aux États-Unis ?
Prenant à revers cette thèse, les historiens Jean-Frédéric Schaub et Silvia Sebastiani, auteurs de Race et histoire dans les sociétés occidentales (XVe-XVIIIe siècle) (Albin Michel, 2021), soutiennent que c’est l’esclavage, pratiqué à partir du XVe siècle sans catégorisation raciale préexistante, qui a permis par la suite d’élaborer des distinctions déshumanisantes, à la fois scientifiquement, politiquement et philosophiquement. Un livre iconoclaste et percutant qui fait du racisme non le fondement mais le produit des discriminations sociales et économiques et bouscule notre vision de l’histoire.
Race et histoire dans les sociétés occidentales (XVe-XVIIIe siècle), de Jean-Frédéric Schaub et Silvia Sebastiani, est paru cette année aux Éditions Albin Michel. 512 p., 24,90€ en édition physique, 16,99€ en format numérique, disponible ici.