Yaron Herman. Maître du jeu
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Cet article est issu du numéro 94 de Philosophie magazine « La nature a-t-elle toujours raison ? », en kiosque le 22 octobre 2015. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Natif de Tel-Aviv, il se voyait basketteur jusqu’à ce qu’un accident au genou, la rencontre du professeur Opher Brayer – pour qui la musique commence par la philosophie et les mathématiques – et un avion raté à Paris, où il vit aujourd’hui, ne fassent basculer son destin. Ce pianiste s’inspire autant de Keith Jarrett, de Radiohead, de Debussy… que du bruit d’un ventilateur. Mêlant Leibniz et Wittgenstein, il conçoit l’improvisation comme « la capacité de pénétrer les matrices de l’Être ». Alors que son album Everyday paraît chez Blue Note, et avant de le retrouver au Duc des Lombards en décembre, ce « jazzozophe » a pris très au sérieux notre questionnaire.
Quel est votre démon ?
L’impatience.
Le lieu qui se rapproche de la cité idéale ?
La plage de mon enfance, à Beit Yanai, en Israël.
Quel est le penseur qui vous accompagne ?
Wittgenstein, qui m’a appris qu’improviser c’est sortir du temps linéaire et cumulatif pour entrer dans la présence même de l’instant.
Votre truc pour corrompre la jeunesse ?
Faire des reprises jazz de Britney Spears.
Ce que vous mettriez au-dessus du plaisir ?