L’art
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L’art désigne un ensemble de procédés visant un résultat pratique. Mais cette notion doit être vite distinguée de son acception technique au profit de son sens esthétique. L’art de l’ingénieur n’est pas celui de l’artiste qui s’adonne aux beaux-arts : arts désintéressés qui visent la beauté. On distingue, au sein des beaux-arts, les arts plastiques (architecture, sculpture, peinture) et les arts rythmiques (musique, danse, poésie). La modernité y ajoute un septième art : le cinéma. Le philosophe interroge souvent la création – l’art dépend-il de règles ou d’un génie créateur ? – ou la réception de l’art – y a-t-il une norme du goût ? L’œuvre d’art peut-elle élever l’âme ? La réflexion contemporaine bouscule cette approche : la laideur et le banal se donnent comme des catégories esthétiques et la question « qu’est-ce que l’art ? » cède souvent la place à « quand y a-t-il art ? ».
Exemples
Un petit goût de fer et de cuir
Dans Don Quichotte, Cervantès raconte que les aïeux de Sancho s’y connaissaient en alcool. Appelés pour évaluer un vin, l’un le trouva bon malgré un petit goût de fer, l’autre aussi en dépit d’un petit goût de cuir. On se moqua d’eux. Quand on vida le fût d’où provenait le vin, on y trouva une vieille clé attachée à une lanière de cuir. Hume montre que le goût suppose la délicatesse. La norme du beau sera exprimée par des « hommes de goût » qui ont « un sens fort, uni à un sentiment délicat, amélioré par la pratique, rendu parfait par la comparaison, et clarifié de tout préjugé ».