Le travail et la technique

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Le travail est une activité consciente et volontaire. Originellement perçu comme un châtiment divin (Adam, expulsé du paradis, condamné à travailler), le mot vient du latin tripalium qui désigne un instrument de torture. Le travail, source de souffrance, s’oppose alors au jeu. Avec la révolution industrielle, le travail est revalorisé : il permet la satisfaction des besoins vitaux, l’augmentation de la richesse et donc l’essor des nations, mais aussi la socialisation et la réalisation de soi. Aidé par le développement de la technique (passage de l’outil, simple prolongement du corps, aux machines), le travail perd une grande part de sa pénibilité. Pourtant l’exigence de productivité et de rentabilité brise cet élan libérateur : le travail est de plus en plus exploité tandis que la technique, toujours plus puissante, aliène l’homme (songez à votre usage compulsif du téléphone portable !). C’est pourquoi les philosophes aiment l’oisiveté (source de méditation) et sont volontiers technophobes.

Exemples

La fabrique des épingles

Dans la Richesse des nations, le philosophe et économiste écossais Adam Smith fait l’apologie de la division du travail. Il montre qu’un homme seul pourrait au mieux fabriquer 20 épingles par jour tandis que, si les 18 opérations nécessaires pour faire une épingle sont remplies par autant de mains différentes, chacune devenant toujours plus experte dans sa tâche, on produirait 48 000 épingles par jour avec une dizaine d’ouvriers. « Dans chaque art, la division du travail, aussi loin qu’elle peut y être portée, amène un accroissement proportionnel dans la puissance productive du travail. »

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