7 penseurs de la décroissance

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Cet article est issu du numéro 88 de Philosophie magazine « Où avez-vous la tête ? », en kiosque le 26 mars 2015. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

De l’Antiquité à nos jours, ils prônent la sobriété et la connaissance – ou la reconnaissance – de nos limites.

Diogène

(v. 413-v. 327 av. J.-C.)

« Gueux, vagabond, vivant au jour le jour », le philosophe cynique tourne en dérision la volonté d’avoir et de savoir toujours plus : à ses yeux, le véritable sage est celui qui est capable de survivre avec le minimum. Ne possédant en tout et pour tout qu’une écuelle, Diogène se serait écrié, en voyant un enfant boire l’eau de la fontaine dans ses mains : « Je suis battu, cet enfant vit plus simplement que moi. »

 

Épicure

(341-270 av. J.-C)

La clef du bonheur réside dans la connaissance des limites : pour cela, il faut écouter la nature. Car celle-ci fixe une limite absolue à nos désirs : une nourriture frugale suffit pour ne pas mourir de faim. Mais si l’on écoute son opinion, la limite est toujours relative, car on désire toujours plus. Ainsi, « la richesse selon la nature est bornée et facile à se procurer », alors que la richesse selon l’opinion « tombe dans l’illimité ».

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