Alain Altinoglu : « La musique d’Offenbach a les pieds sur terre »

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Cet article est issu du numéro 30 de Philosophie magazine « 30 - juin 2009 », en kiosque le 28 mai 2009. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Pendant le Festival d’Aix-en-Provence, Alain Altinoglu a dirigé Orphée aux Enfers, de Jacques Offenbach. Il revient sur ce qui fait musicalement la différence entre le compositeur français et Richard Wagner.

Philosophie magazine : En quoi cette « exubérante bouffonnerie » relève-t-elle du goût classique, d’une logique et d’une clarté opposées à la « nébulosité » de la musique wagnérienne ?

Alain Altinoglu : Si on a donné à Offenbach le surnom de « Mozart des Champs-Élysées », ce n’est pas pour rien. Offenbach a gardé un langage très classique, il n’a pas inventé un vocabulaire nouveau comme l’a fait Wagner. Il est extrêmement classique dans la construction, dans la forme, dans l’utilisation harmonique. Il emploie des accords parfaits, majeurs ou mineurs, des modulations tonales très simples. La plupart du temps, il commence sur une tonalité et reste dans la même.

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