Albert Einstein. L’auteur

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Cet article est issu du numéro 95 de Philosophie magazine « La nature a-t-elle toujours raison ? », en kiosque le 03 décembre 2015. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Albert Einstein naît le 14 mars 1879 à Ulm dans une famille de commerçants. Hermann, le père, dirige une entreprise d’installations électriques, la mère, Pauline Koch, est fille de marchand de grain. Elle craint d’avoir accouché d’un « enfant anormal » à cause de « la taille inhabituelle et de la forme anguleuse de son crâne », écrit Maja, la sœur d’Einstein. S’ajoutent des premiers mots tardifs et un « penchant très net pour les accès de colère » durant lesquels il lance toutes sortes d’objets à la tête de son entourage – expériences précoces sur la pesanteur ? Einstein se souvient qu’à 4 ans, l’aiguille aimantée d’une boussole lui révèle « qu’il devait y avoir derrière les choses quelque chose de profondément caché ». Ses professeurs considèrent l’enfant comme « moyennement doué », bien qu’à 12 ans, un ouvrage de géométrie euclidienne retienne toute son attention. En 1894, la famille s’installe en Italie ; Einstein reste à Munich mais quitte le lycée dont la discipline l’ennuie. C’est en autodidacte qu’il prépare le concours d’entrée à l’école polytechnique de Zurich, où il est admis en 1896. Il s’y passionne pour la physique, moins pour les mathématiques, rencontre Mileva Marić, sa première femme, demande la citoyenneté suisse et obtient son diplôme en 1900. Pour subvenir aux besoins de sa famille, il prend en 1902 un emploi à l’Office des brevets de Berne. Au terme d’une réflexion personnelle, il publie en 1905 une série d’articles où il expose les principes de la relativité restreinte. Dix ans plus tard, la théorie de la relativité générale consacre la célébrité de son auteur. Suivent un prix Nobel de physique en 1921, un second mariage, un poste à l’Institut d’études avancées de Princeton qui lui permet de fuir l’Allemagne nazie, un fervent engagement politique et humaniste. À sa mort, en 1955, un médecin indiscret prélève son cerveau. En 2013, un examen révèle un « corps calleux plus large », « bon indicateur d’intelligence ». De quoi rassurer la maman du plus grand génie du XXe siècle.

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