Hors-série "Sagesses du monde"
Bouddha, l’Éveillé
Cet article est réservé aux abonnés.
Cet article est issu du Hors-série n°n° 44 de Philosophie magazine « Sagesses du monde », en kiosque le 30 janvier 2020. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Comment Siddharta, premier Bouddha, quitta le palais de son royal père et fonda une nouvelle doctrine religieuse. Pénétrée de l’impermanence de toute chose, faite d’oubli de soi et de compassion, elle se démarqua de l’hindouisme.
« Celui qui est le maître de lui-même est plus grand que celui qui est le maître du monde ». Siddhartha Gautama, le premier Bouddha, né au VIe siècle av. J.-C., en sait quelque chose : fils de Suddhodana, le roi de Kapilavastu (actuel Népal), il fut élevé dans un monde très privilégié, dans le respect de l’hindouisme, et dans l’ignorance de la souffrance humaine. Au cours de sa trentième année, il croise le chemin d’un vieillard qui lui raconte la déchéance du corps vieillissant et le réveille de son ignorance. Gautama demande alors à son cocher de l’emmener hors des murailles du palais, pour se confronter à la misère humaine. Trois rencontres jouent alors un rôle décisif : un malade lui enseigne la douleur corporelle ; une dépouille lui met sous les yeux la brutalité de la mort ; et un ermite l’instruit des voies de la sagesse.