Citizen Kant
La statue de Kant à Kalingrad, le 27 novembre 2018. Photographie prise par Оксана Майтакова.
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Une statue à son effigie a été vandalisée dans la nuit du mardi 26 au mercredi 27 novembre, à Kaliningrad (ex-Königsberg). C’est que le penseur des Lumières, qui a vécu toute son existence dans cette ville appartenant désormais à la Russie, est victime des contradictions de la politique russe.
Dans la nuit du mardi 26 au mercredi 27 novembre, à Kaliningrad (ex Königsberg), des inconnus ont aspergé de peinture rose la grande statue d’Emmanuel Kant devant l’université locale – qui porte le nom du philosophe. La plaque commémorative, sur l’avenue Lénine, à l’endroit où il vivait l’auteur de Critique de la raison pure, ainsi que sa tombe, ont également été vandalisées. Kant, le philosophe le plus sédentaire de l’histoire, est en effet né et mort dans l’ancienne capitale de la Prusse orientale, offerte à l’URSS à l’issue de la Seconde Guerre mondiale en compensation des destructions subies. Désormais, Kant fait donc partie du patrimoine de la Fédération de Russie. Un grand concours a ainsi lieu actuellement dans toute la Russie. Chacun peut voter sur Internet pour choisir le nom que portera l’aéroport local (https://великиеимена.рф/members, en russe). À Kaliningrad, les noms de Kant et de l’impératrice Élisabeth 1re de Russie (1709-1761)sont au coude à coude.