Vie quotidienne
Claire Marin : “Avec le confinement, on réalise tout ce qui est inutile dans nos vies”
© Kristijan Arsov / Unsplash
Le 17 mars 2020, la France était plongée dans un confinement sanitaire inédit, pour lutter contre la pandémie de Covid-19. Un an presque jour pour jour après le début de cette mise sous cloche nationale, Philosophie magazine vous propose de relire l’un des grands entretiens que nous vous avions proposés à l’époque, qui met en perspective la difficulté à vivre cette période : la philosophe Claire Marin, auteur notamment de Hors de moi (Allia, 2008) et Rupture(s) (Éditions de L’Observatoire, 2018), explique en quoi le confinement affecte nos relations sociales et notre santé mentale. Une analyse toujours d’actualité un an après, avec le confinement déguisé que constitue le couvre-feu à 18 heures.
Comment le confinement a-t-il redéfini nos existences ? Les séquelles seront-elles durables ? Peut-on trouver malgré tout du positif dans cette épreuve ? Selon Claire Marin, qui a elle-même été « confinée » il y a quelques années pour raisons médicales, ce moment de suspension permet en quelque sorte de faire le tri : « On se rend compte de ce qu’il y a de superficiel dans nos vies, et quels sont les liens qui comptent ou qui nous manquent. » Nous vous proposons de redécouvrir son propos ci-dessous, entre résilience et optimisme.