Analyse

Déconfinement. C’est la faute à Rousseau

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La Franbce vue de nuit par satellite. © CartesFrance.fr

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Le Premier ministre Edouard Philippe et le président Emmanuel Macron sont en désaccord sur la manière dont doit être organisé le déconfinement en France à partir du 11 mai. Faut-il privilégier un processus région par région ou un mouvement national ? Derrière cette querelle politique se cache une polémique entre deux philosophes français, Montesquieu et Rousseau. Décryptage.

Le suspense dure encore. Le déconfinement, à partir du 11 mai, se fera-t-il région par région, comme en Allemagne (par Land) et aux États-Unis (par État), ou suivant un principe national, pour tout le territoire français en même temps ? Les deux hypothèses ont eu leur chance. La piste du déconfinement par régions a été très sérieusement envisagée par l’exécutif. En déplacement dans le Finistère le mercredi 22 avril, Emmanuel Macron a en effet considéré que certaines « étapes [pourraient] se passer plus vite dans les endroits où le virus ne s’est pas propagé ». Le lendemain, changement de ton : durant une visioconférence avec des maires et des représentants d’associations d’élus, le président de la République annonce que le décloisonnement serait national, même s’il sera adapté aux « réalités de chaque territoire ». « Le déconfinement ne se ferait pas de manière régionalisée, mais dans un cadre national dont les modalités seront adaptées territoire par territoire », confirme l’Élysée. Mais le même jour, le Premier ministre Édouard Philippe, en visioconférence avec les présidents de région, insiste sur un retour à la normale « différencié ». Ses propos font dire au président de la région Grand Est et ex-maire de Mulhouse Jean Rottner (LR) que « le pilotage se ferait par région avec une granulométrie plus fine en fonction des situations locales ».

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