D’autres conceptions de la culpabilité…
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Cet article est issu du numéro 75 de Philosophie magazine « 75 - décembre 2013, janvier 2014 », en kiosque le 28 novembre 2013. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
De l’Antiquité à aujourd’hui, le remords et la honte ont «travaillé» nombre de penseurs.
La désobéissance
Paul (v. 5-15-v. 62-64)
« Par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort » (Épître aux Romains). Dans la Genèse, Ève puis Adam mangent le fruit défendu de l’arbre de la connaissance. C’est là une transgression inique, une « désobéissance » fatale à Dieu. Par sa faute, Adam ne porte pas seulement préjudice à lui-même ; il entraîne dans sa chute tous les hommes désormais mortels, coupables, charnels et tentés par le mal.
Le péché originel
Augustin (354-430)
Le Père de l’Église emploie l’expression de « péché originel » – qui ne figure ni dans la Bible ni chez saint Paul – et fixe la doctrine chrétienne à ce sujet. Même les enfants, qui ne sont pas responsables moralement, sont souillés par le péché adamique. Ils le demeureront s’ils ne sont pas baptisés : « Ainsi personne, absolument personne, n’a été, n’est et ne sera libéré de là si ce n’est par la grâce du Rédempteur » (Du péché originel).